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Les performances des marchés boursiers Africains

archives du didex 20

L'indice de l'Afrique émergente (Novembre 2016)

Au terme du mois boursier d’octobre 2016, le DIDEX 20 a clôturé avec une valeur de référence de 106,02 points, soit une progression mensuelle de 1,08 %.

Capitalisation boursière totale au 1er novembre 2016 : 272,17 milliards de dollars (USD).

Valeur de clôture du DIDEX 20 au 1er novembre 2016 : 106,02

Capitalisation boursière totale le mois précédent (3 octobre 2016) : 269,26 milliards de dollars (USD).

Valeur de clôture du DIDEX 20 au 3 octobre 2016 : 104,89

Composition de l’indice par secteur d’activité au 1er novembre 2016

Performance des valeurs du DIDEX 20 depuis le 01er janvier 2016

NB : les données boursières des entreprises (capitalisation et variation du cours de Bourse depuis le 1er janvier 2016) et les taux de change appliqués ont été arrêtés au 1er novembre 2016.

Performance mensuelle des valeurs du DIDEX 20 (3 octobre 2016- 1er novembre 2016)

NB : les données boursières des entreprises (capitalisation et variation du cours de Bourse depuis le 1er janvier 2016) et les taux de change appliqués ont été arrêtés au 1er novembre 2016.

Les mois se suivent et se ressemblent pour le DIDEX 20, qui affiche sa troisième performance mensuelle positive consécutive. Avec une valeur de clôture de 106,02 points au 1er novembre 2016, l’indice panafricain a encore gagné 1,08 % en octobre. Une bonne tendance qui ne se vérifie cependant que partiellement sur les grands indices boursiers du continent. Face à la solidité des places nord-africaines (+3,34 % pour le MASI marocain et + 3,86 % pour l’EGX 30 du Caire), leurs homologues d’Afrique subsaharienne sont ainsi nettement plus à la peine : -1,27 % pour le FTSE/JSE All Share Index de Johannesburg, -2,31 % pour le BRVM Composite d’Abidjan et jusqu’à 3,82 % de baisse pour l’indice élargi nigérian du NGSE All Share ! Sur le front des valeurs, douze des vingt socétés constitutives de l’indice ont affiché une évolution positive sur la période.

Richemont, le numéro deux mondial du luxe (qui compte notamment les marques Cartier, Piaget, Lancel et Montblanc), porté par une amélioration récente de ses perspectives, fait partie des principaux gagnants (+ 5,83 % sur le mois), aux côtés de sa compatriote First Rand (+ 6,33 %). Mais c’est à l’autre extrémité du continent que se trouve la meilleure performance, avec la marocaine Attijariwafa Bank, qui a pris près de 14 % sur la période ! Un vote de confiance de la part des investisseurs et qui semble récompenser la stratégie au long cours du groupe bancaire et financier. Dernière opération en date : l’annonce fin octobre d'une alliance dans le métier de l’assurance avec la holding royale Société nationale d'investissement (SNI), pour devenir co-actionnaires à parts égales dans Wafa Assurance. Les autres grandes valeurs du royaume chérifien ne sont pas en reste non plus : + 1,63 % pour BCP, + 4,94 % pour Itissalat Al-Maghrib et + 5,96 % pour LafargeHolcim Maroc.

Du côté des perdants, les contre-performances mensuelles des sud-africains Naspers (-2,28 %), Steinhoff (-5,17 %) et du nigérian Dangote Cement (-4,37 %) ont en revanche pesé, ces trois valeurs représentant à elles seules près de 40 % de la capitalisation boursière totale du DIDEX 20. Le groupe du milliardaire Dangote a ainsi souffert fin octobre de l’annonce d’un bénéfice net trimestriel en baisse de 15%, par rapport à la même période l’année précédente (133,5 milliards de nairas [424 millions de dollars] au troisième trimestre 2016 contre 158 milliards [501 millions de dollars] un an plus tôt), et ce malgré un volume global de ciment vendu en forte hausse (+41%, à 18,4 millions de tonnes).

Autant d’évolutions boursières qui ont rebattu les cartes du DIDEX 20, une fois prise en compte la répartition de la capitalisation par secteur d’activité : les valeurs bancaires (17,27 % contre 16,60 % en octobre), les télécoms (14,47 % contre 14,26 %) et le luxe (12,75 % contre 11,92 %) gagnent ainsi du terrain, au détriment du secteur des médias (27,05 % contre 27,84 %), des matières premières (11,76 % contre 11,97 %), de l’ameublement (8,93 % contre 9,17 %), de la construction (5,45 % contre 5,58 %) et de la brasserie (2,77 % contre 2,90 %). On signalera enfin la décision de L’Égypte, survenue début novembre, de dévaluer la livre de près de 50 %. Une annonce lourde de conséquence et qui se traduira mécaniquement par une contraction drastique de la valorisation en dollars de la Commercial International Bank (de 6,8 milliards de dollars de capitalisation à 3,5 milliards de dollars) dans notre prochain compte rendu mensuel.

Jacques Leroueil

Méthodologie

Lancé par Financial Afrik, le Dakar Indice 20 (DIDEX 20) est un indice panafricain dont la valeur est déterminée à partir des cours de vingt actions africaines représentatives, cotées sur les principales boursières du continent et répondant à certaines exigences financières de cotation (liquidité du titre, capitalisation boursière suffisante, origine géographique de l’entreprise, rayonnement de l’activité à l’échelle continentale…). À ce titre, le DIDEX 20 suit en priorité les plus grosses capitalisations de chacune des grandes régions du continent (Afrique du Nord, Afrique de l’Ouest, zone CFA [UEMOA +CEMAC], Afrique de l’Est et Afrique australe), auquel est ensuite couplée une clé de répartition qui tient compte de l’importance boursière relative des zones couvertes. Tous les cours sont convertis en dollars américain (USD), pour disposer d’une base de calcul uniformisée, et la composition de l’indice est mise à jour semestriellement par nos équipes, en partenariat avec des analystes financiers indépendants. Indice de référence du DIDEX 20 : base = 100 au 01/08/2016

L'indice de l'Afrique émergente (octobre 2016)

Au terme du mois boursier de septembre 2016, le DIDEX 20 a clôturé avec une valeur de référence de 104,89 points, soit une progression mensuelle de 1,86 %.

Capitalisation boursière totale au 3 octobre 2016 : 269,26 milliards de dollars (USD).

Valeur de clôture du DIDEX 20 au 3 octobre 2016 : 104,89

Capitalisation boursière totale le mois précédent (1er septembre 2016) : 264,32 milliards de dollars (USD).

Valeur de clôture du DIDEX 20 au 1er septembre 2016 : 102,97

Composition de l’indice par secteur d’activité au 3 octobre 2016

Performance des valeurs du DIDEX 20 depuis le 01er janvier 2016

NB : les données boursières des entreprises (capitalisation et variation du cours de Bourse depuis le 1er janvier 2016) et les taux de change appliqués ont été arrêtés au 3 octobre 2016.

Performance mensuelle des valeurs du DIDEX 20 (1er septembre 2016- 3 octobre 2016)

NB : les données boursières des entreprises (capitalisation et variation du cours de Bourse depuis le 1er janvier 2016) et les taux de change appliqués ont été arrêtés au 3 octobre 2016.

Pour la plupart des investisseurs positionnés sur les grandes valeurs de la cote africaine, le mois de septembre s’est achevé comme il avait commencé. Dans le vert. + 1,17 % pour l’EGX 30 du Caire, +1,87 % pour le MASI marocain, + 1,92 % pour l’indice élargi nigérian du NGSE All Share et jusqu’à 5,45 % de progression mensuelle pour son homologue de Nairobi (NSE All Share), la meilleure performance continentale ! Au diapason de cette bonne tenue d’ensemble, treize des vingt valeurs du DIDEX ont affiché une évolution positive sur la période, tirant ainsi un peu plus haut notre indice boursier panafricain. Avec une valeur de clôture de 104,89 au 3 octobre 2016, le DIDEX 20 a gagné 1,86 % en septembre, après avoir déjà engrangé près de 3 % le mois précédent.

Parmi les valeurs les plus entourées, on notera la solide hausse (+ 12,44 %) de BHP Billiton à la bourse de Johannesburg, l’entreprise minière bénéficiant à plein de la remontée des cours des matières premières. East African Breweries (EABL) fait encore mieux, puisque le titre du brasseur kényan s’est adjugé plus de 13 % sur la période ! Un résultat impressionnant qui doit cependant être relativisé : le cours actuel reste toujours inférieur à son niveau du début d’année (-2,77 %).

Du côté des perdants, le poids-lourd des télécoms MTN (300 millions d’abonnés et 15, 43 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2015), continue de pâtir (-3,45 % sur le mois) de l’effet conjugué d’une baisse tendancielle des prix et d’un ralentissement de la hausse du nombre d’abonnés sur ses principaux marchés. Un environnement peu propice et qui a engendré par ricochet une certaine désaffection pour le titre : sur l’année, le cours de l’action est en retrait de 12 % à la bourse de Johannesburg. Même défiance autour de Steinhoff : le leader africain de l’ameublement, après avoir annoncé le 31 août des résultats opérationnels annuels inférieurs aux attentes, a vu le cours de son action perdre plus de 13 % en septembre. Pas de quoi perturber cependant Christoffel Wiese, le principal actionnaire de l’entreprise et première fortune d’Afrique du Sud (6,2 milliards de dollars de fortune personnelle selon Forbes), qui a annoncé récemment un investissement supplémentaire de 1,8 milliard de dollars pour renforcer sa participation et financer les futures acquisitions du boulimique fabricant de meubles (6500 magasins dans 30 pays et plus de 8 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2015).

Autant de développements boursiers qui ont contribué à modifier la répartition de la capitalisation du DIDEX 20 par secteur d’activité : les valeurs bancaires (16,60 % contre 16,37 % en septembre), les matières premières (11,97 % contre 10,90 %), la construction (5,58 % contre 5,51 %) et les entreprises brassicoles (2,90 % contre 2,78 %) gagnent ainsi du terrain en part relative, au détriment du secteur des médias (27,84 % contre 28,47 %), des télécoms (14,26 % contre 14,63 %) du luxe (11,92 % contre 12,17 %) et de l’ameublement (8,93 % contre 9,17 %).

Jacques Leroueil

Méthodologie

Lancé par Financial Afrik, le Dakar Indice 20 (DIDEX 20) est un indice panafricain dont la valeur est déterminée à partir des cours de vingt actions africaines représentatives, cotées sur les principales boursières du continent et répondant à certaines exigences financières de cotation (liquidité du titre, capitalisation boursière suffisante, origine géographique de l’entreprise, rayonnement de l’activité à l’échelle continentale…). À ce titre, le DIDEX 20 suit en priorité les plus grosses capitalisations de chacune des grandes régions du continent (Afrique du Nord, Afrique de l’Ouest, zone CFA [UEMOA +CEMAC], Afrique de l’Est et Afrique australe), auquel est ensuite couplée une clé de répartition qui tient compte de l’importance boursière relative des zones couvertes. Tous les cours sont convertis en dollars américain (USD), pour disposer d’une base de calcul uniformisée, et la composition de l’indice est mise à jour semestriellement par nos équipes, en partenariat avec des analystes financiers indépendants.

Indice de référence du DIDEX 20 : base = 100 au 01/08/2016

L'indice de l'Afrique émergente (septembre 2016)

Au terme de la séance boursière du 1er septembre 2016, le DIDEX 20 a clôturé avec une valeur de référence de 102,97 points, soit une progression mensuelle de 2,97 %.

Capitalisation boursière totale au 1er septembre 2016 : 264,32 milliards de dollars (USD).

Valeur de clôture du DIDEX 20 au 1er septembre 2016 : 102,97

Capitalisation boursière totale le mois précédent (1er août 2016) : 256,71 milliards de dollars (USD).

Valeur de clôture du DIDEX 20 au 1er août 2016 : 100

Composition de l’indice par secteur d’activité au 1er septembre 2016

Performance des valeurs du DIDEX 20 depuis le 01er janvier 2016

NB : les données boursières des entreprises (capitalisation et variation du cours de Bourse depuis le 1er janvier 2016) et les taux de change appliqués ont été arrêtés au 1er septembre 2016.

Performance mensuelle des valeurs du DIDEX 20 (1er août 2016- 1er septembre 2016)

NB : les données boursières des entreprises (capitalisation et variation du cours de Bourse depuis le 1er janvier 2016) et les taux de change appliqués ont été arrêtés au 1er septembre 2016.

Au mois d’août, la performance des valeurs du DIDEX 20 aura été à l’image de l’évolution d’ensemble des places financières du continent : contrastée. Sur le mois écoulé, douze valeurs ont ainsi vu leur cours progressé en monnaie locale tandis que les huit actions restantes de l’indice cédaient du terrain. Une supériorité numérique des titres gagnants qui s’est assez logiquement reflétée dans la valeur de clôture du DIDEX au 1er septembre : à 102,97 points, celle-ci progresse de presque 3 % sur le mois. Mais à y regarder de plus près, ce sont d’abord les solides hausses de quelques grosses valeurs qui expliquent cette évolution positive. Au premier rang d’entre elles, Naspers, le premier groupe de médias d’Afrique, a vu son titre à la bourse de Johannesburg prendre plus de 13 % sur la période écoulée ! Une spectaculaire avance qui s’explique d’abord… par le bond récent (+15 % en août) de l’action du géant du web Tencent, en forme olympique depuis le début de l’année (+ 38 %) grâce à des fondamentaux toujours aussi solides. La pépite chinoise de l’internet, acquise en 2001 (34 % du capital) pour 30 millions de dollars, est aujourd’hui la première valorisation boursière (250 milliards de dollars) de l’Empire du Milieu et compte pour plus de 90 % de la valorisation globale du sud-africain.

Résultat, la répartition de la capitalisation boursière du DIDEX 20 par secteur d’activité s’en trouve modifiée : les valeurs bancaires (16,37 % contre 17,49 % en août), les télécoms (14,63 % contre 15,25 %) l’ameublement (9,17 % contre 9,75 %), la construction (5,51 % contre 5,77 %) et les entreprises brassicoles (2,78 % contre 2,83 %) cèdent du terrain en part relative face aux médias (28,47 % contre 26,17 %), au luxe (12,17 contre 11,92) et aux matières premières (10,90 % contre 10,83 %). Autant d’industries dont les valeurs (Naspers, Richemont, BHP Billiton) ont enregistré des variations positives d’un mois sur l’autre. On notera également la forte remontée du titre Guaranty Trust Bank (+ 13,69 %) à la bourse de Lagos, l’établissement financier étant porté tant par la reprise lente des cours du pétrole que par la fin de l’incertitude sur la devise nigérianne.

À l’inverse, East African Breweries (EABL) continue de faire les frais de dégagements importants (-11 % sur le mois). Résultat, l’action du brasseur kényan est à un plus bas de deux ans et demi. Nul doute que le versement récent d’un dividende (5,50 shillings par action) fin août a contribué à tirer temporairement les cours vers le bas. Mais au-delà de cette cause immédiate, le titre semble plus durablement touché par la défiance des investisseurs, ces derniers n’appréciant que moyennement la stratégie de cession d’actifs mise en place au cours des dernières années par la direction. Même morosité à la cote sud-africaine pour les valeurs MTN (-5,36 %) et First Rand (-5,43%), qui ont évolué en territoire négatif au cours du mois écoulé. L’opérateur télécom en particulier, dont l’action est en baisse de près de 10 % depuis le début de l’année, paie toujours le prix d’un environnement concurrentiel particulièrement tendu (baisse des marges et stagnation de la base des abonnés).

Lancé par Financial Afrik, le Dakar Indice 20 (DIDEX 20) est un indice panafricain dont la valeur est déterminée à partir des cours de vingt actions africaines représentatives, cotées sur les principales boursières du continent et répondant à certaines exigences financières de cotation (liquidité du titre, capitalisation boursière suffisante, origine géographique de l’entreprise, rayonnement de l’activité à l’échelle continentale…). À ce titre, le DIDEX 20 suit en priorité les plus grosses capitalisations de chacune des grandes régions du continent (Afrique du Nord, Afrique de l’Ouest, zone CFA [UEMOA +CEMAC], Afrique de l’Est et Afrique australe), auquel est ensuite couplée une clé de répartition qui tient compte de l’importance boursière relative des zones couvertes. Tous les cours sont convertis en dollars américain (USD), pour disposer d’une base de calcul uniformisée, et la composition de l’indice est mise à jour semestriellement par nos équipes, en partenariat avec des analystes financiers indépendants.

Indice de référence du DIDEX 20 : base = 100 au 01/08/2016