La guerre des ondes fait rage entre les trois opérateurs marocains de la téléphonie. Le déploiement de la 4G par Méditelecom, filiale d’Orange, officialisé le 8 juin et faisant suite au communiqué d’Inwi du 5 juin annonçant l’imminence du même service, a bousculé Maroc Télécom en Bourse.
Le titre de la filiale de l’émirati Eitisalat a perdu 6,72% de sa valeur durant les séances de lundi et de mardi. En écho à la Bourse de Casablanca, la valeur a aussi cédé 5.4% à Paris.
Selon les analystes, c’est tout le business modèle de la 4G (service que Maroc Télécom entend facturer ) qui a été désavoué par le marché plutôt séduit par la gratuité proposée par Meditel. Le hic c’est que les revenus de la 4G sont solidement intégrés dans le cours actuel de Maroc Télécom.
A moins de tailler à la pioche dans les promesses de cash flows futurs (hardiesse que le marché pardonne rarement), le leader marocain est obligé de fournir une réponse claire. Et cela passe par le porte-monnaie. Entre des smartphones associés à son offre 4G, des bonus et autant de gâteries, l’opérateur risque de dégrader son ARPU.
Dans ce climat d’incertitude accentué par les avis de certains observateurs estimant que la compagnie a raté le virage des contenus et des technologies diverses, il est légitime de se demander si Maroc Télécom est toujours une valeur pour bon père de famille.