Barack Obama a donné, le 5 novembre, un ultimatum de 60 jours à l’Afrique du Sud pour lever toutes les restrictions aux importations agricoles américaines au risque de se voir retirer du régime préférentiel de l’AGOA, un accord qui exonère de taxes certaines exportations africaines à l’entrée des ports américains.
Dans sa lettre adressée au Congrès, le président américain accuse l’Afrique du Sud de continuer à «imposer plusieurs barrières au commerce américain, y compris des barrières affectant certaines exportations agricoles».
Pretoria interdit en effet les importations américaines de volailles depuis décembre dernier suite à une épidémie de grippe aviaire. Une mesure qui s’ajoute à d’autres restrictions sanitaires sur la viande bovine et le porc américains.
Les négociations entamées depuis le sommet de de Libreville (juin), qui a vu la prolongation de l’AGOA pour les dix prochaines années, n’ont pas encore abouties. Du côté de l’Afrique du Sud, l’on affirme plancher sur la question pour trouver une issue diligente.
Chaque année, ce sont 250 millions de dollars de produits agricoles que le pays exporte vers les Etats-Unis.