Par Amédée Mwarabu, Kinshasa.
En marge de la Semaine des Coopératives d’épargne des Petites et Moyennes Entreprises (PME) qui se tient du 2 au 8 juillet à Kinshasa, la présidente de l’Association «Africa Femmes Performantes», Patricia Sceke, a annoncé l’implantation, dans les prochains jours, du siège de la banque panafricaine des femmes entrepreneurs d’Afrique et de la diaspora.
L’idée de créer une telle institution bancaire propre aux femmes africaines a germé en 2012 lors de la tenue au Maroc du 5ème congrès de cette organisation féminine, « sur proposition du Roi Mohammed VI qui avait présidé les assises », rapportent des sources proches du dossier citées par l’Agence congolaise officielle. L’influente présidente de l’Association « Africa Femmes Performantes », Patricia Secke, résidente aux USA et diplômée du groupe (ISEG) Institut Supérieur Européen de Gestion de Paris, arrivera-t-elle à intégrer un secteur bancaire qui évolue loin du militantisme et du cadre des coopératives? La démarche originale de constitution des primo-fonds de la future banque constitue à la fois une force et une faiblesse de l’avis des observateurs.
Car, pour le moment, ce projet fonctionne sous forme d’une coopérative dénommée «Coopérative d’épargne, de crédit et d’investissement des femmes d’Afrique et de la diaspora » (COOPEC-IFAD).Les fonds de démarrage de cette nouvelle banque panafricaine seront constitués à partir des recettes issues de la vente d’un produit de beauté appelée «Belle femme performante», mis sur le marché africain par cette Association des femmes entrepreneurs, et du crédit de la COOPEC-IFAD. La RDC compte 18 banques commerciales, 21 institutions financières de microfinance et 104 coopératives d’épargne et de crédit.