A l’issue du Conseil des ministres extraordinaire de ce lundi 13 juillet, le gouvernement annonce la création d’une zone opérationnelle dans le nord, face à la montée de l’insécurité aux frontières entre la Côte d’Ivoire, le Mali et le Burkina Faso, marquée ces derniers mois par la présence de groupes armés terroristes.
En effet, la dernière attaque des forces armées ivoiriennes (Faci), à Kafoloban, le 11 juin, a laissé planer le doute sur le dispositif de sécurité de l’armée ivoirienne. Donc, pour le gouvernement, la création de la zone opérationnelle « permettra de passer de la phase de surveillance des frontières à une posture défensive avec une forte capacité de réversibilité en mission offensive en vue d’empêcher toute infiltration de ces groupes armés sur le territoire national ».
La feuille de route de ce nouveau dispositif repose sur quatre principaux objectifs. A savoir renforcer les capacités opérationnelles des troupes déployées dans le cadre de l’opération « Frontières étanches », particulièrement dans la partie Nord de la Côte d’Ivoire ; disposer d’un commandement unique pour les opérations militaires et pour toutes les activités relevant de la défense opérationnelle du territoire en vue d’une meilleure coordination entre l’ensemble des Forces de Défense et de Sécurité en service dans la zone concernée ; organiser la défense civile en matière de lutte contre le terrorisme, et d’en assurer la coordination avec les opérations militaires et créer les conditions des longs séjours des officiers à responsabilité pour une meilleure connaissance du terrain, des populations, des différents animateurs et coordonnateurs des opérations.