«MIBEM, une tradition d’excellence et un engagement responsable en Afrique»
Implantée en Côte d’Ivoire depuis plus de 35 ans, l’entreprise MIBEM est un acteur clé du secteur des vins et liqueurs en Afrique de l’Ouest. Avec des usines en Côte d’Ivoire et au Togo, et une présence dans plus de 14 pays, le groupe mise sur la qualité, l’accessibilité et l’adaptation aux préférences locales. Gregory Servignat, Directeur Général du groupe, revient sur leur stratégie de différenciation, leur engagement pour des normes strictes, ainsi que leurs initiatives sociales, notamment la sensibilisation contre la consommation abusive d’alcool.
Financial Afrik : MIBEM a une longue histoire en Côte d’Ivoire, avec plus de 35 ans d’implantation. Cette ancienneté vous permet-elle de mieux répondre à la demande locale en vins et liqueurs ?
Gregory Servignat : Je peux répondre par l’affirmative. Je me souviens encore du lancement de nos premières productions à Koumassi. Dès le départ, notre ambition était de produire les meilleurs vins pour la population ivoirienne. Parmi eux, le vin Château de France, qui est le fruit d’un assemblage de cépages sélectionnés pour répondre au goût des consommateurs locaux et, depuis 10 à 15 ans, également à ceux de la sous-région.
FA : Quelle est la stratégie de votre groupe pour se démarquer dans ce secteur ?
GS : La clé pour se différencier est de satisfaire le client. Cela signifie offrir un produit de qualité, adapté à ses attentes, tout en respectant son budget. Le pouvoir d’achat est un enjeu important, particulièrement ici en Afrique. Nous mettons donc un point d’honneur à maintenir des prix stables tout en garantissant une qualité constante.
FA : MIBEM est également présent dans d’autres pays africains, comme le Togo, le Bénin ou encore la Guinée. Quelle est votre stratégie d’expansion sur le continent et comment adaptez-vous votre offre à chaque marché ?
GS : En termes de production, nous sommes implantés en Côte d’Ivoire, avec une usine à Bassam et une à Koumassi. Au Togo, nous avons une usine en zone franche pour faciliter la distribution dans toute la sous-région. Aujourd’hui, nos produits sont distribués dans plus de 14 pays.
Chaque marché a ses préférences gustatives. Par exemple, le vin Château de France et la Sangriasont appréciés dans toute la sous-région, mais les tendances varient davantage pour les spiritueux. Nous ajustons donc notre offre en fonction des préférences locales tout en maintenant une gamme cohérente et une qualité uniforme, quel que soit le pays.
FA : La production et la distribution de boissons alcoolisées en Côte d’Ivoire répondent à des normes strictes, notamment pour contrer la menace des alcools frelatés. Comment MIBEM se positionne-t-il à cet égard ?
GS : En Côte d’Ivoire, les normes sont alignées sur les standards internationaux. Nous travaillons étroitement avec CODINORM, l’organisme national de régulation, pour valider nos développements et assurer un suivi qualité rigoureux.
Nous avons également investi dans des laboratoires internes pour effectuer des analyses à chaque étape de la production, de la réception des matières premières jusqu’au produit fini. Ces contrôles internes sont complétés par des vérifications externes réalisées par des laboratoires nationaux agréés.
FA : L’OMS estime que l’alcool est responsable de trois millions de décès dans le monde chaque année. En Côte d’Ivoire, l’abus d’alcool, notamment chez les jeunes, est une préoccupation majeure. Quelles actions MIBEM mène-t-il pour sensibiliser les consommateurs ?
GS : En tant que leader du secteur, nous avons une responsabilité envers nos consommateurs. Depuis plus de cinq ans, nous collaborons avec l’ONG LCACI (Lutte Contre la Consommation Abusive d’Alcool en Côte d’Ivoire). Cette organisation mène des campagnes de sensibilisation auprès des écoles et des institutions publiques pour lutter contre la consommation d’alcool chez les mineurs et les femmes enceintes.
Nous les soutenons financièrement et matériellement, en fournissant notamment des ressources pour leurs tournées de sensibilisation à travers le pays. Notre objectif commun est de promouvoir une consommation responsable et modérée.
FA : Pouvez-vous nous en dire plus sur ce partenariat avec LCACI et ses résultats ?
GS : Le partenariat avec LCACI est basé sur une collaboration à long terme. Outre le soutien financier et logistique, nous participons à la mise en œuvre de leurs campagnes éducatives.
Les résultats concrets sont visibles, mais c’est un travail de longue haleine. La sensibilisation doit toucher non seulement les élèves, mais également les adultes qui participent à leur éducation. Nous croyons en la persévérance et à l’impact de ces efforts dans le temps.
FA : En dehors de cette sensibilisation, MIBEM soutient-il d’autres causes sociales ?
GS : Absolument. Nous sommes engagés dans des initiatives en faveur de l’éducation, de l’environnement et de l’emploi. Par exemple, nous collaborons avec Plastoc, une organisation de recyclage qui collecte les déchets plastiques pour créer de l’emploi, tout en assainissant les espaces publics.
Nous soutenons également des fondations comme l’École du Beau, qui promeut l’art et l’éducation, et nous participons à des projets de réhabilitation d’écoles. Pour nous, l’engagement social est une extension naturelle de nos valeurs d’entreprise.